Maroc : Inauguration de la centrale solaire de Noor

Noor
Centrale solaire de Noor, Ouarzazate. Crédit DR

Le Maroc entre dans l’ère du solaire, avec l’inauguration de Noor I, la première centrale solaire du pays d’une capacité de 160 MW. Le pays a lancé un plan solaire dont l’objectif est de produire 2 000 MW sur cinq sites.

Noor I, l’une des plus grandes centrales solaires au monde est inaugurée, le 4 février 2016, par le roi du Maroc Mohamed VI à Ouarzazate. Prévue fin décembre, la cérémonie avait été reportée, sans explication. Enfin, cela a permis à de nombreuses personnalités marocaines et étrangères de faire le déplacement. La taille de la centrale, une ville comme Rabat, laisse rêveur.

Lancée en mai 2013, ce projet de grande envergure s’insère dans la stratégie énergétique 2010-2030 du Maroc qui vise à réduire sa dépendance énergétique vis-à-vis de l’extérieur. Le pays s’est fixé pour objectif d’atteindre 42 % de sa capacité électrique installée en énergies renouvelables (solaire et éolien) en 2020, objectif porté à 52 % en 2030, lors de la COP 21. Située en lisière du désert près de Ouarzazate à 300 km au sud-est de Casablanca, Noor I affiche une capacité de 160 MW. Ce n’est que la première étape. En tout, quatre centrales – trois thermo-solaires et une photovoltaïque – sont prévues dans le complexe de Ouarzazate pour une capacité de plus de 500 MW au total sur 2 500 hectares et une production de 1 150 GWh/an.

Technologie

Noor I produit de l’électricité grâce à la technologie solaire thermique CSP. Les capteurs cylindro-paraboliques ou miroirs concentrant la chaleur vers un tube contenant un fluide qui est ensuite acheminé dans la centrale pour chauffer l’eau et produire de la vapeur qui entraîne une turbine et produit de l’électricité. Le liquide réchauffe aussi les sels qui servent sous forme fondue à accumuler de la chaleur et produire de l’électricité hors ensoleillement.

Il a fallu des mois de travaux et mobiliser des sommes financières colossales pour que la première phase soit menée à terme. Le modèle se rapproche d’un PPP (Partenariat-Public-Privé). L’Agence marocaine pour l’énergie solaire (Masen) pilote le projet et le groupe saoudien d’énergie Acwa, qui a remporté l’appel d’offres, en assurera l’exploitation pendant 20 ans. Acwa a d’ailleurs remporté les appels d’offres pour Noor II et III et les travaux ont commencé.

Investissements

Le projet est gigantesque, les investissements aussi. Plus de 1 milliard de dollars pour Noor I. Le montage financier du projet a été orchestré par des institutions financières, dont la Banque africaine de développement avec les fonds d’investissement climatiques (FIC). Pour l’ensemble du projet, le groupe BAD a apporté 200 millions d’euros sur ses ressources propres et 165 millions via les FIC. La Banque africaine de développement, la Banque européenne d’investissement, la Banque mondiale, Agence française de développement, Kfw, Union européenne… ont participé a financement.

Sites centrales solaires Maroc

Au total, le plan solaire marocain table sur une capacité totale de 2 000 MW sur cinq sites, soit la moitié de l’électricité du pays, pour un coût global de 9 milliards d’euros.

Le Maroc veut faire de Noor, une vitrine de modernité, mais aussi un argument touristique : visites pédagogiques, construction d’un écomusée sur le site et même un marathon autour des installations.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s